Zappe ton prof

22 novembre 2009 at 19 : 07 (Uncategorized)

A lire dans Le Monde :

C’est parce qu’une enseignante veut faire cours que des élèves d’une classe de terminale technologique du lycée parisien Jean-Lurçat (13e arrondissement) tentent d’en changer. Claudine Lespagnol n’est pas une débutante. A 58 ans, dont huit dans l’établissement, elle n’a plus envie que les lycéens téléphonent ou envoient des SMS pendant ses cours d’anglais. Et ne souhaite plus voir “des filles s’y maquiller, miroir en main, ou s’épiler le sourcil”, situation que dénonce une autre enseignante de la même classe.

Claudine Lespagnol est, de son propre aveu, “un peu sévère… enfin, si l’on considère que leur demander de ranger leur téléphone – sans le leur confisquer, puisque nous n’avons pas le droit -, c’est être sévère”. Pour certains élèves, c’est insupportable.

Le 20 octobre, ils signent – à la quasi-unanimité de la classe – une lettre au proviseur dans laquelle ils lui “conseillent vivement d’opérer un changement de prof”. La proviseur aura eu beau leur expliquer son refus, le groupe ne lâche pas prise, et sous la signature “la TSTG2″ – terminale sciences et technologie de la gestion – adresse une missive au professeur, à qui ils viennent de voler une clé USB.

Ils lui conseillent “de procéder à un changement d’attitude, et de cesser de faire des remarques à chaque fois que l’on a un téléphone entre les mains, car cela est une perte de temps. (…) Vous nous prenez trop au sérieux en nous engueulant à chaque cours”. Singeant la rhétorique des bulletins scolaires, avant de descendre d’un cran leur registre de langage, ils ajoutent : “Si ce n’est pas le cas et qu’il n’y a aucun effort de changement de votre part, nous n’avons plus que quelques mots à vous dire : allez vous faire enc…” Mme Lespagnol a déposé une plainte pour cette lettre, les menaces verbales qui l’ont précédée, et le vol de sa clé USB.

Depuis jeudi 19 novembre, les enseignants de ce lycée de plus de 1 200 élèves ont débrayé. La proviseur est en arrêt-maladie. Lundi 23, l’inspecteur d’académie devait dire à la classe “combien ces faits sont inacceptables”. Mais il reconnaît que “la sanction collective n’existe pas”.

De leur côté, une partie des enseignants se trouvent bien peu soutenus par leur direction. Selon Marie-Hélène Fougeron, professeur et militante de SUD, aurait “été évoquée l’idée de changer l’enseignante d’anglais au nom de “la continuité du service public”". Reste à savoir si cette continuité du service public d’éducation, c’est d’être devant la classe ou bien d’assurer un cours.

Maryline Baumard
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Que, répondis-je, le père s’habitue à devoir traiter son fils d’égal à égal et à craindre ses enfants, le fils s’égale à son père, n’a plus honte de rien et ne craint plus ses parents, parce qu’il veut être libre ; le métèque s’égale au citoyen et le citoyen au métèque, et la même chose pour l’étranger.
C’est bien ce qui se passe, dit-il.
À tout cela, dis-je, s’ajoutent encore ces petits inconvénients : le professeur, dans un tel cas, craint ses élèves et les flatte, les élèves n’ont cure de leurs professeurs, pas plus que de tous ceux qui s’occupent d’eux ; et, pour tout dire, les jeunes imitent les anciens et s’opposent violemment à eux en paroles et en actes, tandis que les anciens, s’abaissant au niveau des jeunes, se gavent de bouffoneries
et de plaisanteries, imitant les jeunes pour ne pas paraître désagréables et despotiques.
C’est tout à fait ça ! dit-il.
Mais en fait, dis-je, le comble, mon très cher, de l’excès de liberté, tel qu’il apparaît dans une telle cité, c’est quand ceux et celles qui ont été achetés ne sont en rien moins libres que ceux qui les ont achetés. Et dans les relations des hommes avec les femmes et des femmes avec les hommes, le point où en arrivent l’égalité des droits et la liberté, nous étions près de n’en quasiment rien dire !
Pourquoi pas, pour citer Eschyle, dit-il, « dire ce qui nous est venu à la bouche à l’instant » ?
Bien sûr ! repris-je. Et c’est ainsi que je parle. À quel point les animaux qui sont au service de l’homme sont beaucoup plus libres dans une telle cité qu’ailleurs, c’est incroyable pour qui n’en a pas eu l’expérience. Car sans mentir, les chiennes, comme dit le proverbe, deviennent en tous points semblables à leur maîtresses, et les chevaux et les ânes, habitués à aller en tout librement et fièrement, heurtent à tout instant dans la rue les passants qui ne s’écartent pas ; et tout
devient ainsi gavé de liberté.
C’est, dit-il, mon propre rêve que tu me racontes là ! Car je subis bien souvent de telles mésaventures quand je vais à la campagne.
Et le résultat, dis-je, de tous ces abus accumulés, tu le conçois, c’est qu’ils rendent l’âme des citoyens si délicate qu’à l’approche de la moindre apparence de servitude, ils s’irritent et ne peuvent le supporter. Et tu sais bien qu’au bout du compte, ils n’ont plus cure des lois écrites ou non écrites afin de n’avoir jamais
nulle part à supporter de maître.
O combien, dit-il, je le sais !
Eh bien, dis-je, mon très cher, tel est le beau et vigoureux commencement duquel naît la tyrannie, ce me semble.

Platon – La République (VIII, 562b-563e)

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Europe libertés démocratie

21 novembre 2009 at 23 : 11 (Uncategorized) ()

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Doue ha mem bro

21 novembre 2009 at 22 : 10 (Uncategorized) ()

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Fuite de capitaux

21 novembre 2009 at 14 : 02 (Uncategorized) (, , , )

L’argent envoyé par les émigrés en direction des trois pays du Maghreb a dépassé les 7 milliards d’euros en 2008. Les transferts en direction du Maroc ont été de 4,7 milliards d’euros en 2008, contre 1,3 milliard pour la Tunisie et 1,5 milliard pour l’Algérie. Ces transferts représentent 9% du produit national brut (PNB) du Maroc, 4,9% de celui de la Tunisie. Un niveau important que l’on ne retrouve pas dans le cas de l’Algérie, où ils représentent à peine 1,6% du PNB.

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J’aime la diversité III

18 novembre 2009 at 17 : 05 (Uncategorized) (, )

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Politique de santé publique responsable

18 novembre 2009 at 10 : 10 (Uncategorized) (, )

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Les vieux avec nous !

17 novembre 2009 at 12 : 12 (Uncategorized)

Après Fromage Plus, Béa, 78 ans.

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Apports

16 novembre 2009 at 22 : 10 (Uncategorized) (, )

Côté musée, les arts premiers :

Côté rue, les armes premières :

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Drame du vivre ensemble

15 novembre 2009 at 10 : 10 (Uncategorized) (, , , , )

2

L’événement a tourné à l’émeute. Des heurts se sont produits samedi aux abords de la tour Eiffel, après l’annulation de la distribution d’argent organisée par le site internet Mailorama.fr.
Des vitrines de magasins ont été brisées et une ou plusieurs voitures ont été endommagées près de l’école militaire, où d’importants mouvement de foule ont lieu dans l’après-midi.

Avant le début des heurts, le président de Rentabiliweb, maison mère du site internet Mailorama.fr, justifiait cette annulation.
“Nous nous sommes aperçus que la sécurité allait être difficile à assurer”, avait déclaré Jean-Baptiste Descroix-Vernier, alors que 5000 personnes s’étaient massées sur les lieux, selon la police. “Je pense que c’est une décision sage.

http://laposte.lci.fr/france/faits-divers/…535941-449.html

3

Bon, reconnaissons-le volontiers, l’idée était stupide. Non seulement parce que la distribution d’argent à fin publicitaire est interdite par le Code Pénal, mais également parce qu’il y avait fort à parier qu’elle drainerait, comme c’est le cas pour chaque évènement parisien d’ampleur, la fine fleur des banlieue en mal de castagne et de larcins divers. Seulement voilà, devant l’ampleur du rassemblement et l a présence avérée de bandes, Rentabiliweb a préféré annuler. Ceux qui s’étaient déplacés en étaient donc pour un peu de temps perdu, aucune obligation de quelque nature que ce soit ne les ayant obligés à se déplacer. Les gens normaux ont fait part de leur mécontentement et puis après avoir gueulé un bon coup sont repartis chez eux. Après tout, personne ne retourne des bagnoles, ne brise les vitrines des tabacs ou tabasse le premeier venu parce qu’il a perdu à Euromillions.

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Pendant ce temps-là, sous des latitudes plus civilisées…

Un homme a rendu le sourire à bien des gens en distribuant des billets de 50 et de 100 dollars à Times Square, à New York.

Certains ont même reçu jusqu’à 3000 dollars.

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Des centaines de New-Yorkais ont fait la file pour rencontrer celui qui se cache derrière le pseudonyme de Bailout Bill (Renflouage Bill).

Quelque 800 personnes ont reçu de l’argent après avoir raconté leurs problèmes d’argent dus à la crise économique.

Bailout Bill était finalement un coup d’éclat organisé par un site de petites annonces.

Étonnant, tout c’est bien passé. Les méchantes langues diront certainement que The Big Apple n’a pas à faire face aux problèmes soulevés par l’intégration massive de ressortissants suédois et norvégiens, comme c’est le cas pour la France. Les fascistes diront que c’est certainement parce que la police a reçu mandat pour faire sont travail et qu’elle est respectée. En attendant, nous pouvons tous constater, enfin ceux qui ont des yeux, que le kärcher promis n’est visiblement pas encore livré, que l’immigration suédo-norvégienne pose encore et toujours problème, même à la deuxième et/ou troisième génération.

1

Edit : Toujours plus beau, toujours plus loin. Tel semble être le mot d’ordre des gugusses du monde médiatique. J’écoutais tout à l’heure le Grand Jury de RTL animé par Apathie, avec MAM comme invité principal. Je ne sais plus quel commentateur a soufflé qu’il serait judicieux que l’État engage des poursuites contre l’organisateur de la manifestation publicitaire car dans les temps de crise qui sont les nôtres il y a comme une atteinte à la dignité humaine dans cette distribution d’argent propre à souligner la précarité de certains. Pauvres cons.

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Adoption

12 novembre 2009 at 16 : 04 (Uncategorized) (, , , )

Colette et Missy

Papa et maman

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